Noir et Blanc


Aujourd'hui, un peu de tendresse dans ce monde de brutes. Voilà une quinzaine de jour, naissait le premier bébé panda de France, issu d'un couple prêté par la Chine, une nouvelle exceptionnelle tant la reproduction de ces grosses bêtes est compliquée. Et puis il faut savoir que les bébés pandas ne pèsent que quelques centaines de grammes à la naissance (142g pour celui de France), pour devenir de gros ours une bonne centaine de kilos à l'âge adulte. Ce sont des animaux à la croissance relativement lente et dont la survie est devenue un des challenges de la Chine, tentant de préserver leur emblème national. Le cœur de leur habitat se trouve dans la province du Sichuan, mais s'étendait auparavant sur une très grande partie de la Chine.


Leur population a diminué très rapidement ce qui a poussé les autorités Chinoises à agir. Ainsi, plusieurs centres de préservation et de reproduction ont été mis en place, ainsi que des programmes de réintroduction en milieu naturel. Depuis peu, la population sauvage de pandas est en légère hausse, ce qui montre les résultats encourageants de ces diverses structures. Nous avons profité de notre passage à Chengdu pour faire une journée découverte de ces gros ours pantouflards. Passant 18h par jour à dormir, et le reste du temps à manger, c'est un véritable challenge d'apercevoir un panda en activité. Étant de véritables ursidés, ils ont gardé leur système digestif de carnivore, mais ont succombé à leur pêché mignon, le bambou, ce qui leur impose ce rythme de vie très "calme", leur organisme ayant besoin de beaucoup de temps pour digérer le bambou, tandis que l'apport énergétique reste relativement faible. Ce sont donc de grosses bêtes pas bien vives et au final assez faibles qui ont subis un changement extrêmement rapide de leur environnement. Dans le centre que nous avons visité, de nombreux pandas naissent chaque années, ce qui donne ces magnifiques petites peluches dont la population est si friande, se roulant par terre, pataugeant au milieu des pousses de bambou. Mais malgré l'intérêt de la population, l'espèce à l'état sauvage reste en grand danger du fait des changements importants encore à venir dans la région, une situation délicate mais qui semble au moins avoir été prise en compte.