Snipers de l'Himalaya


Je replonge encore dans mes belles archives de Shangri La, pour vous raconter cette petite histoire sur les snipers de l'Himalaya. Fin décembre 2013, j'étais donc de retour dans ce petit coin fantastique du monde, en compagnie de Kévin qui découvrait le lieu pour la première fois. Nous sommes arrivés au temple Songzanlin en plein milieu d'une cérémonie, où les trompettes Tibétaines résonnaient, et où les jeunes moines dansaient sur l'esplanade principale. Jusque là, rien de bien extraordinaire, une belle cérémonie comme on l'imagine dans une de ces lamaseries perchées dans les montagnes de l'Hymalaya. Et pourtant...


Et pour tant on a commencé à noter qu'il y avait des choses un peu étranges qui se passaient. J'ai cru apercevoir un pistolet dans les mains d'un jeune moine, et puis le bruit des billets qui sifflent autour de nous lorsque nous entrons dans le temple. oui les jeunes moines étaient en train de se faire une véritable petite guérilla au sein même du temple. Armés de fusils à lunettes et autres pistolets à air comprimé, ils se poursuivaient dans les allées et autres salles sacrées, s'adonnant à un combat acharné rempli de fous rires. Car ces ne sont que des gamins au final, relativement coupés du monde, mais qui comme beaucoup, ont envie de "jouer à la guerre", comme n'importe quel autre gamin de notre monde. Ces jeunes adolescents ou grands enfants s'en donnent à cœur joie, oubliant les quelques passants, et mitraillant à tout va. Bien entendu les photos à l'intérieur du temple étaient interdites, et c'est là que les combats les plus acharnés avaient lieu, les snipers cachés entre deux piliers, dans l'obscurité, et loin des curieux. À l'extérieur, ils tachaient cependant de se faire discret, certainement conscient de l'image que cela pourrait renvoyer, cachant leurs armes sous leurs longues robes rouges. Ce fut une expérience assez déconcertante et inattendue, mais un véritable symbole de la vie des ces jeunes moines, qui vivent nuit et jour pour leur religion, mais qui n'en oublient pas pour autant d'être des enfants du monde.