Sur les pentes


Quoi de mieux pour s'évader de mes 50m2 de confinement étriqués, que de repartir sur les routes de l'Inde, pour une escale à Jaipur, la fameuse cité rose, capitale du Rajasthan. Rien de mieux que de se revoir gravir la colline surplombant la ville et abritant le fort Nahargarh en son sommet, surplombant l'ensemble de la région et offrant une vue sur 360 degrés.


Nous rencontrons alors pas mal de monde sur les pentes du fort, gravissant chacun à leur rythme le sommet, des jeunes, des vieux, des tuk-tuks, des vaches, c'est un petit tour d'horizon d'Inde que l'on trouve sur cette sinueuse petite route pavée. C'est ici que nous y avons rencontré cette famille magnifique, toute de rose vêtue, d'une belle harmonie et aux regards qui me font voyager à chaque fois que je me replonge dans cette image. De la grand-mère avec cet air pensif et songeur, respirant le calme, ou de la mère si fière de poser avec son fils dans les bras, de toute cette belle joaillerie s'amoncelant sur ses bras, et enfin du gamin au regard inquisiteur, curieux et malicieux, c'est un joli concentré de ce pays haut en couleur que l'on a pu croiser là, pour une promenade familiale de fin de journée, sur les pentes de Jaipur.



Cela nous en ferait presque oublier à quel point ce pays peut aussi être fou, complètement crazzy. Et c'est en arrivant proche du sommet que l'on se le reprend en pleine figure, derrière les remparts du fort, le temps d'une image, pour découvrir l'immensité de la ville à nos pieds, de part et d'autre, entourant la colline telle une grande marée urbaine. Car il ne faut pas oublier que même si l'Inde n'est que le deuxième pays le plus peuplé du monde derrière la Chine, avec près de 1,4 milliards de personnes, sa densité de population est trois fois plus importante, offrant des concentrations de vie qui donnent vraiment le tournis.


Nous profitons du point de vue pour un superbe couché de soleil sur cette ville qui semble sans fin, s'éternisant sous tous ses horizons. Les derniers rayons dorés du jour viennent alors envelopper une des pentes sablonneuse en contrebas du fort, offrant à quelques chanceux une dernière glissade en luge jusqu'aux portes de la ville.